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Jérôme BENBIHI

Les 5 qualités indispensables du dirigeant

 images/Sabine_D/dirigeant_580.jpgJérôme BENBIHI CEO ADENIS

 

 

La plupart d’entre nous pensent que pour qu’une entreprise fonctionne il faut qu’elle ait à sa tête un dirigeant à la fois charismatique et inspirant. Mais est-ce vraiment suffisant et surtout réaliste ? Un chef d’entreprise ne devrait-il pas posséder des qualités spécifiques ? La réponse est oui ! Et on peut en distinguer clairement 5…

♦ La connaissance de soi

La majorité des chefs d’entreprise ont conscience que la connaissance de soi est indispensable. Des pratiques de développement personnel à l'accompagnement en coaching, en passant par l’engagement spirituel, ils ont fait de ces techniques un véritable mode de vie. Ce sont d’ailleurs ces techniques qui leur permettent d'accéder à leur moi intérieur, de lâcher-prise, mais aussi de valoriser positivement leur action. Trois points essentiels sur lesquels reposent toute l’organisation de l’entreprise, véritables piliers qui permettent au dirigeant de se remettre en question en permanence et de faire preuve d’humilité : une qualité rare qui lui permet de s'analyser, mettre son ego de côté et se poser les bonnes questions telles que qui il est et quel chef il veut être ou devenir.

♦ La remise en question

On ne peut pas changer et s’améliorer sans au préalable se remettre en question. Et cette remise en question, c'est parfois même la vie qui l'impose. Il est souvent en effet difficile de dissocier un changement d'organisation sur le plan professionnel d’un changement personnel. Or, tout changement repose sur une remise en question et suppose donc que l’on sorte de sa zone de confort. Mais de quoi parle-t-on exactement lorsque l’on évoque sa zone de confort ? C'est un état ni positif, ni négatif, qui implique que l’on se trouve dans une parfaite maîtrise de soi et de son environnement. Sortir de cette zone, c'est sortir de ce qui est connu et confortable, afin de se diriger vers l'inconnu. La remise en question provoque le changement et le changement provoque la nouveauté. Encore faut-il ne pas avoir peur de l'inconnu.

Le lâcher-prise

Pour lâcher prise il faut d’abord et avant tout faire le deuil de l’image du leader omnipotent et de toutes les idées qui s’y rattachent comme le dirigeant respecté pour sa seule fonction, le chef seul capable de décider ou l’inspecteur des travaux finis. Lâcher prise, ce n’est pas une décision prise à un instant T, c'est un long processus qui suit la prise de décision et permet là encore d’accéder à l'humilité indispensable au changement. Lâcher prise finalement c’est faire passer le collectif avant l'individuel. C’est pourquoi seule l'humilité peut permettre d’accéder au lâcher-prise puisqu’à la base le processus suppose que le chef d’entreprise ait toute confiance en ces équipes. Un bon test serait d’analyser la réaction d’un leader dans une situation où ses équipes se chargeraient totalement d’un projet et prendraient des décisions quand bien même ces dernières iraient à l'encontre de ce que le dirigeant avait imaginé au démarrage.

L’humilité

Dans toute transformation organisationnelle, l’entreprise doit inclure le facteur humain qui dans certains cas se révèlera un atout alors que dans d’autres il s’avèrera être un véritable handicap à la mise en œuvre de la transformation. C’est pourquoi, pour le dirigeant, prendre conscience de l'ego de chacun, y compris du sien, est indispensable. Chacun d'entre nous s’est construit année après année en accordant une place plus ou moins grande à son ego. L'ego, c’est ce qui nous pousse à nous comparer aux autres et à rechercher la réussite individuelle. Dès notre plus jeune âge, nous associons la réussite à l'idée d'être le meilleur par rapport aux autres. C’est pourquoi l’idée de travailler ensemble et réussir ensemble conduit à une baisse de confiance en soi puisqu’elle implique que la supériorité que je me suis construite au fil du temps par rapport aux autres disparait. Or, il ne s'agit pas de supprimer l'ego, mais simplement d'en avoir conscience et d'atténuer son emprise. C'est ce qui permettra au dirigeant de se remettre en question et d’accepter de pouvoir apprendre des autres pour progresser.

L’intelligence collective

Croire en l'intelligence collective, c'est croire en la force du groupe, c’est avoir l’intelligence et l'humilité de permettre à toutes les composantes de ce groupe de s’épanouir sans avoir recours à l’autorité. Croire en l'intelligence collective c’est avoir confiance en chaque membre du groupe même si cela ne se résume pas à cela. La confiance doit être réelle et sincère, sinon les collaborateurs se sentiront trompés, voire manipulés. Pour savoir si vous êtes sincèrement engagé dans l'intelligence collective, il vous suffit de faire le test de « la solitude du dirigeant ». L'instauration d’une organisation collaborative suppose que le dirigeant soit considéré par tous comme un membre à part entière de l'équipe. Or, un dirigeant qui, malgré cette nouvelle organisation, se sentirait seul au sein de son organisation, devra se réinterroger sur la confiance que ses collaborateurs ont en lui et devra donc réinstaurer le dialogue et redistribuer les responsabilités.

 

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